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Répondre à : Le Loup.

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dougege - Modérateur
dougege – Modérateur
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Drôme Confluence Rhône/Isère

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2012-01-10 15:12:04

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Les yeux, si importants, dernièrement on m’a diagnostiqué un avc oculaire, l’artère rétinienne à claqué endommageant le nerf optique et me diminuant sérieusement la vision de l’œil droit, celui qui vise !

Le loup, j’ai une grosse et vieille expérience pour avoir pu chasser en Turquie, cela devait être en 71/72, un hiver terrible où pendant plus d’un mois les températures nocturnes descendaient jusqu’à – 42° la nuit et ne remontaient pas au-dessus de -25° en journée durant tout un mois, stoppant l’activité du chantier et nous laissant plus de temps pour la chasse (température relevée à la station béton du barrage de Keban).A cette époque les autorités nous sollicitaient à chasser les nuisibles (loups, renards, blaireaux, sangliers) de nuit en voiture et aux phares.

Donc si j’ai une paire loups à mon tableau de chasse, cela reste très peu par rapport à ce que j’ai vu tant c’est difficile de les approcher.

Deux expériences notables :

– Une nuit enneigée, sur les poubelles d’Elazig, étendues en plein champ, une meute de loups croquaient les restes, j’en blesse un et je descends de la voiture pour l’achever mais plus j’avançais plus il reculait hors de portée de tir et je m’éloignais de la voiture, à un moment je fais un balayage circulaire avec ma lampe torche et je me vois cerné par la meute mais qui se tient et reste à distance, je cours vers la voiture.

– Une autre nuit, très enneigée et très claire, du coté du lac de Van, on assiste à une grosse bagarre à environ 200 mètres du bord de la route, entre un groupe de renards et une meute de loups, une bonne quinzaine d’individus dans chaque camp. Avec mon ami on entreprend une approche difficile vu le bon mètre de neige dont la surface gelée qui ne supportait pas tout le temps notre poids. A l’approche de la zone du conflit chaque groupe se retire un dans un buisson de droite et l’autre de gauche et hors de portée de tir. Sur la zone la neige est rouge de sang, un trou avec un cadavre de vache, objet de la bagarre. Nous repartons tranquillement vers la voiture sans jamais avoir vu la moindre agressivité envers nous.

Malgré cet hiver rude et des loups affamés qui descendaient jusque dans les villages et en dépit du fait que nous étions assez nombreux à chasser il ne s’est pas fait beaucoup de loups tant c’est compliqué à les approcher.

 

Ces quelques 11 mois passé sur ce chantier restent ma plus belle expérience de chasse ! C’est aussi ma seule expèrience loups, je n’en ai jamais vu ailleurs.